Au mépris du rôle, non seulement social, mais aussi économique des retraités (dont le pouvoir d’achat est un puissant moteur de développement), la retraite est, une fois de plus, utilisée comme variable d’ajustement dans la politique « anti-déficit » dictée par les marchés financiers. Un an tout juste après la promulgation de la loi portant à 62 ans l’âge légal de départ, et quatre mois après l’annonce d’un nouvel allongement de la durée de cotisations requise pour une pension à taux plein (41 ans et demi pour la génération née en 1955), le plan d’austérité décidé le 7 novembre alourdit la facture en accélérant l’application de la réforme de 2010.

L’âge légal sera porté de 60 ans à 62 ans d’ici 2017 au lieu de 2018 soit un départ retardé de 1 à 4 mois selon les générations.

Ainsi, les salariés nés en 1952 ne pourront partir avant 60 ans et 9 mois, au lieu de 60 ans et 8 mois.
Ceux nés en 1953, 61 ans et 2 mois contre 61 ans.
Ceux nés en 1954, 61 ans et 7 mois, au lieu de 61 ans et 4 mois.
Ceux nés en 1955, 62 ans à vérifier contre 61 ans et 8 mois.

Ce dispositif signifie un allongement de la période de chômage pour la grande majorité des salariés actuellement évincés de l’emploi par les entreprises avant d’avoir atteint la retraite ainsi que l’augmentation du nombre de demandeurs d’emplois, principalement les jeunes à la recherche d’un premier emploi. Par conséquent, un surcoût pour l’assurance chômage.

Pour la CGT, on recule l’âge de départ à la retraite mais on ne crée pas d’emploi ni pour les séniors ni pour les jeunes. Cette mesure, selon le gouvernement, représente une économie de 4,4 milliards d’euros pour les régimes d’assurance vieillesse, mais elle ne réglera pas la question des déficits dont la cause majeure ne tient pas à un excès de dépenses, mais avant tout à une chute des recettes.

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