parce que nous le valons bien

3 février 2022

Les 5 millions d’agents de la fonction publique voient leur pouvoir d’achat diminuer d’année en année. Le gouvernement préfère des augmentations ciblées à une hausse du point d’indice, qui aurait pour effet d’augmenter tous les salaires des fonctionnaires.
Le 6 juillet dernier, lors d’une « conférence salariale », la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques Amélie de Montchalin a une nouvelle fois exclu toute hausse du point d’indice des agents des trois fonctions publiques (État, territoriale et hospitalière).

Elle s’est contentée de quelques mesures symboliques, comme la prise en charge par les employeurs publics d’une partie du coût des complémentaires santé des agents, qu’ils assumaient seuls jusqu’à présent.

Elle a aussi annoncé la prolongation en 2022 de la revalorisation du traitement des agents de catégorie C au niveau du Smic, ainsi qu’un budget de 30 millions d’euros pour réduire les écarts salariaux notamment entre hommes et femmes.

Ces mesures sont loin de toucher les 5 millions d’agents de la fonction publique, comme le ferait une revalorisation du point d’indice.
Essentiel dans le calcul de la rémunération des fonctionnaires, le point d’indice sert à calculer leur salaire brut. Pour faire varier ce salaire brut, l’État peut augmenter le point d’indice. Ce fut le cas pendant de longues périodes, où sa valeur suivait strictement l’inflation.

La valeur du point d’indice n’a quasiment pas augmenté depuis plus de dix ans.
Alors que le coût de la vie a, lui, explosé, ce gel de la valeur du point d’indice a conduit à une perte de pouvoir d’achat des fonctionnaires.

Au-delà des agents directement concernés, ce sont aussi de nouvelles vocations qui sont dissuadées par des salaires de moins en moins attractifs.

Selon un baromètre réalisé par le groupe Randstad en partenariat avec Villes de France, l’Assemblée des communautés de France et la Gazette des Communes, 39 % des employeurs territoriaux disent éprouver des difficultés à attirer des candidats, la rémunération apparaissant comme un frein pour 59 % d’entre eux.

Plutôt que des primes ou des mesures catégorielles, la CGT prône des augmentations générales qui passeraient par la revalorisation du point d’indice.
Une telle mesure serait plus juste et plus efficace pour le pouvoir d’achat des salariés.

Ce système de point d’indice permet de rémunérer de manière identique des agents aux missions et qualifications identiques, quels que soient leur affectation géographique et leur employeur public.

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