mobilisons-nous pour une rentrée sociale offensive !

Contre le retour à l’anormal, mobilisons-nous pour une rentrée sociale offensive !

Le monde d’après promis par Macron, un monde d’égalité, de justice, de paix ressemble brutalement au monde d’avant le confinement. Le gouvernement vient certes de changer, mais la politique annoncée par Macron et Castex reste identique. Aucune remise en cause de la casse des services de santé et de la protection sociale. Ils n’ont en effet aucun intérêt à ce qu’il en soit autrement pour drainer les richesses du travail vers les tenants de la finance !

Alors que l’épisode pandémique n’est toujours pas terminé, les discours à tonalité sociale de mars dernier ont donc vite été oubliés et le gouvernement et les dirigeants renouent avec les pratiques d’avant. Oublié·e·s les nombreux·euses agent·e·s qui sont par leur mission parmi les premiers de corvée.

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PASSONS DE LA COLÈRE À LA MOBILISATION !

Stop aux poursuites contre Anthony

Les organisations syndicales de la Fonction publique – CGT, FAFP, FO, FSU et Solidaires – expriment leur complète solidarité avec Anthony Smith, inspecteur du travail, injustement suspendu de ses fonctions depuis plus d’un mois par sa hiérarchie. Elles exigent la levée immédiate de la suspension d’Anthony et l’abandon de toutes les procédures envisagées à son encontre.

Les aides à domicile ne doivent pas être les grandes oubliées

Le secteur de l’aide à domicile, dans sa globalité – secteur associatif, privé lucratif, particulier employeur, service public – représente environ 2 millions de salarié.e.s dont 97% sont des femmes qui travaillent sur du temps
partiel imposé et ont des salaires de misère.

Les aides à domicile, auxiliaires de vie ou aides-soignantes se retrouvent en première ligne, face à la pandémie, sans protection ou à la marge, alors qu’ils ou elles interviennent chez les usagers ou patients qu’ils ou elles aident, soignent, en contact direct avec ces personnes et dans l’impossibilité de garder une distance de sécurité, faute de moyens.

Une situation alarmante et inacceptable :
- manque total ou partiel de matériel de protection : masques, gel, surblouses ;
- certaines structures ont fermé leur accueil, il n’y a donc plus aucune communication, ni avec les usagers, ni avec les salarié.e.s. Les professionnel.e.s sont donc livré.e.s à eux-mêmes ;
- les conditions de travail déjà déplorables se sont considérablement dégradées ;
- ce contexte totalement anxiogène crée des angoisses tant chez les personnels que les personnes accompagnées ;
- des cas de contamination de salarié.e.s dans certains départements, causée ou non par le contact avec les usagers et un risque de contaminer sa famille mais aussi d’autres personnes âgées, fragiles et vulnérables ;
- il y a urgence à réaliser des tests de dépistages systématiques auprès de l’ensemble du personnel mais aussi des personnes prises en charge à domicile ;
- il y a urgence à obtenir du matériel de protection (masques FFP2, masques chirurgicaux, blouses, gants, gel hydroalcoolique) pour l’ensemble des salarié.e.s et en nombre suffisant, pour faire face au développement de l’épidémie.

Beaucoup de familles, aujourd’hui, refusent l’intervention des salarié.e.s au domicile de leur(s) parent(s).

Dans un même temps, la mise en place du chômage partiel est très disparate voire, parfois, refusée dans un secteur déjà très fragile économiquement.

La politique menée depuis des années, visant à développer l’aide et le maintien à domicile des personnes âgées, doit être accompagnée des moyens permettant un accueil de qualité pour les usagers – avec des conditions de
travail décentes pour les personnels qui assurent le soin, l’aide – et de préserver le seul lien social dans cette période de confinement.

Avant cette crise sanitaire, beaucoup de structures étaient déjà en grande difficulté financière et faisaient face à un manque de moyens dû à des années de politiques gouvernementales d’austérité, dans le secteur du grand âge. Et, aujourd’hui, plus qu’hier, les salarié.e.s se sentent complétement abandonné.e.s, invisibles et oublié.e.s de tous, alors que leur mission d’utilité publique est d’une importance vitale.

Pour la CGT, la continuité du service auprès des personnes doit être assurée tout en garantissant aux salariés leur droit à se protéger.

Des dispositions immédiates doivent être prises : des mesures de prévention, pour freiner la propagation de ce virus et des moyens pour soutenir les professionnels comme les personnes âgées.

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